20 avril 2012

Au énième pathétique meeting de Méluch’ hier, une « journaliste » de Canal + n’a pas supporté que j’indique être favorable au fait de défendre et s’engager politiquement pour l’alternative : voter pour les idées, plus que pour des personnes. Qu’il ne s’agissait pas d’abstention (la réponse toute faite qu’elle attendait afin de bien évacuer mon propos), mais bien au contraire de proposition active dans le champ publique, pour modifier l’ordre actuel du suffrage électoral, orienté en mode désignation de « chefs ». Une perte d’un réel sens de sa propre représentation dans la vie de la cité : le fait d’intervenir par soi-même, et collectivement, plutôt que de désigner encore et toujours des marchands de rêve, bien intéressés par le pouvoir (les postes clés, de direction). Système peu équitable à la base. Autant prolonger, en dissociant les activités de l’argent/finance, via le Revenu d’Existence Universel. L’un ne va pas sans l’autre. Condition minimum à une première étape d’indépendance, vers une vraie implication intègre, vis à vis de nos faits et travaux quotidiens (productivistes ou non).

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20 avril 2012

La société ultralibérale depuis Reagan/Thatcher a une histoire. Egalement un état d’esprit, sans mesure, ou plutôt une non pensée. Idéologie de la guerre généralisée, d’une arrogance des puissants, qui se décline à tous les étages des structures hiérarchisées.

L’inverse d’expériences très locales et ponctuelles, sans subordination, ni leviers pour prendre de l’importance. Des alternatives ignorées et dénigrées, à tenter d’autres modèles de vie. Evidemment sans la com’ pathétique à se dire « génial », « indispensable », colonisant les territoires…

Sans être dans le tout ou rien cela dit, la pureté absolue, mais en tendant à éviter les chemins sensibles du gain pour soi au dépend des autres. Se retirer de tels mécanismes est une preuve de résistance et capacité à penser librement. Faire sienne, en pratique, sa propre générosité, au lieu de l’étouffer ci et là.

A la base, pour exemple, donner des ordres, c’est déjà suffisant, pour se placer dans les us actuelles, malsaines, de notre monde. Qui l’on est pour imposer, via des codes biens particuliers (liés à l’argent, une dépendance aux autres), tel ou tel comportement/acte ?

Les choses peuvent se faire à l’inverse, en collaboration, en s’associant. Subtile bouleversement des échanges entre humains. Généraliser cela à échelle plus vaste que celle de la pensée individuelle/philosophique/spirituelle, et l’on gagne, dans l’agora, des espaces publiques équilibrés.

Comment le mettre en place, ce principe, dans les liens communs ? En mutualisant ces aspects, autour de soi. En faire l’expérience, déjà, sans attendre que prenne à distance, tels mécanismes. La portée reste circonscrite à sa propre volonté. Mais on ne décide pas d’autre chose que ce que l’on mène soi-même. Autant y aller, en confiance d’autrui, semblable.

Ce n’est pas sans peine, ni problématiques. L’humain est complexe, difficile, baigné dans tous les aspects que l’on connaît, moraux notamment.

8 avril 2012

Il y a des choses incroyables dans ma vie. C’est à moi de créer l’histoire. De me concentrer sur ce que j’ai à l’intérieur, plutôt que d’être capté par le vide autour. Lorsque le sujet, c’est l’autre, dans ses éléments égoïstes : une dispersion, un étrange et éprouvé accaparement. Alors que la magie est là, simplement face à moi-même. Qui sait la regarder, a la clé. Une attention, pour l’écriture, la pensée, mes mots. Une écoute, un regard valorisant, conscient de toute la richesse, à protéger et nourrir. Faute d’avenir. Au delà d’un style, d’une plume. Juste parce que mon être est là, bien plus qu’ailleurs. A mes sentiments, rencontres, impressions, découvertes, expériences… Sans rechercher une muse, ni le cocon pour créer. Cette disponibilité essentielle, à l’oeuvre de sa vie, à l’accomplissement de soi. Oui, pour ne pas passer à côté de son être, le miracle en soi. Offrir le vrai, ce qui alimente nos rêves, nos volutes d’espoir. Et une guérison certaine, de tous les égarements et atermoiements accumulés. Ame fragile, peu considérée, à retrouver. Epanouissement nécessaire…

7 avril 2012

Valeur qui monte si le reste descend

Fonctionner dans le monde du travail actuel, créé la valeur de celui qui reste, s’en sort. Il a tout intérêt à oublier le sens critique, et plutôt privilégier l’unique réussite. Il ne comprend même plus l’intérêt de regarder autour, d’y être réceptif. Son langage est formaté à l’accomplissement des termes de l’entreprise.