Emouvante vérité

Malgré l’adaptation au démarrage (quelques aspects peu vrai semblants, quoique…), submergé finalement par les larmes à trois reprises, en écho avec un vécu pro’ de prolo’ en grande partie.

A voir, car direct et très clair, sur les effets dévastateurs de la mise en concurrence, et chantage au travail ; le type de profils, égoïsmes et vérités à affronter : toutes sortes de mécanismes qui se déclenchent, jusqu’à la perte de soi et ses proches. Ou la survie, malgré tout, et les solidarités, l’humain qui surgit…

Bande-annonce Deux jours, une nuit – VF http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19544790&cfilm=219102.html

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24 janv 2014 – 18:21

L’horreur

Et voilà, j’ai signé pour tout ce que je déteste et qui me rend « fou ». Un poste de vendeur conseil.

Quand on est journaliste à la base, ça casse, de nouveau. Gérer une caisse, en distribution alimentaire. Pfff…

Le poste de chauffeur pour touristes en interim, parallèlement, est mis déjà quasiment de côté. Je ne peux être présent lundi à leur « formation », successivement à la session de recrutement que j’ai passé.

Puisse ce poste de vente durer le moins longtemps possible. Ce n’est pas moi. Je n’ai pas de rapport privilégié avec cette fonction (que je subi encore).

Je vais déprimer grave. Et me saloper la santé une nouvelle fois (pas de quoi s’assoir…). Pas le seul. Les prolos connaissent.

Condamnation éprouvée par une majorité, tenue à faire sien ce vide, et consumérisme pour les possédants, hiérarchiquement.

L’intellectuel, la réflexion, l’intelligence, l’autonomie, la créativité mis au placard, en suspend. C’est mal vu, a fortiori, et impossible. Liberté menacée. Je parle d’expérience, pour qui a des choses à vivre, pertinentes et le sait.

Des contraintes horaires classiques. Pas de planning d’avance, si ce n’est par semaine. Jamais deux jours de libres de suite. Aucunement possible donc de réserver ne serait-ce qu’un concert (généralement), prévoir un week end…

Toutes les opportunités pro’ ponctuelles intéressantes perdues, à cause de ce taf de merde (domestication). Une répétition de ce que je ne connais que trop bien.

Cantonné à l’inutile, le fortuit, méprisé car n’accédant pas à de vénérables activités indépendantes. Un désintérêt social environnant, réel, et logique. Tellement c’est con ce labeur tel qu’organisé/manigancé.

Mon « service civique », rendu à la société, je l’ai largement fait. Et on sait qui en profite, de cette aliénation pour à peine survivre. La vérité : ça me met dans la merde. Et m’y maintient. Autour, je ne peux pas faire plaisir. Une constante.

Tout ca parce que ces connards des medias font de la com’ et mettent en competition, selon des critère d’excellence, comme partout. Une structuration/système morbide, généralisé, à l’avantage des plus tordus, progressivement.

Je hais ce monde là ! Ne parlons pas d’epanouissement et bonheur, sous ce prisme. Une aliénation, banale, constante. De laquelle je me détache dès que je peux. Pour réellement être utile, moi même, vivre, comme je peux.

A chaque fois, je signe mon esclavage. Je n’ai plus de temps pour cela. Et beaucoup mieux à faire, m’émanciper.

Ce qui était parfaitement mis en exergue lors de l’hommage à De Ponfilly. X créatifs, âmes libres sacrifiées sur l’autel du capitalisme, à mourir en supéret’ à la con, la sève dilapidée, le sens détruit, une négligence macabre à combattre.

La révolte est nécessaire, pour un confort réel : la considération et écoute de la personne, son droit à disposer de lui même. On fabrique l’inverse.

Et on dit bravo, encourage sur cette pente stérilisante. Un blasphème de l’humain, du bien être/savoir vivre et conscience. Le mensonge perfide de notre temps, en régression manifeste et constante.

Va au casse pipe et dis merci. La honte, ignoble, banalisée. Tellement mieux à faire, plus réel, vrai, essentiel. Ne passant pas par le cycle d’exploitation, ou cynisme de classes sociales fabriquées.

Temps compté pour m’en sortir. Précieux réveil, propre, qui pourrait disparaitre, et me livrer au néant de la bêtise, comme au silence impersonnel.